L’histoire du Vème Régiment des Cipayes du Punjab

cipayeSous l’occupation britannique, les Indes étaient partagées en trois présidences: Bengale, Madras et Bombay dirigée chacune par un gouverneur. Celui du Bengale était en outre gouverneur général des Indes, mieux connu sous le nom de vice-roi.

Vers 1890, période qui nous intéresse, le commandement de l’armée des Indes est exercé par le commandant en chef de l’armée du Bengale à qui sont subordonnés les commandants en chef des armées de Madras et de Bombay. L’armée du Punjab est sur le point de former une entité autonome, mais pour l’instant, elle fait partie de l’armée du Bengale sous le nom de « Punjab Frontier Force », appellation qui définit assez bien son rôle de gardien des frontières du Nord-Ouest de l’Inde, régulièrement assaillies par les bandes de pillards et l’armée régulière afghane.

La haute qualité de l’armée des Indes en général est due au fait que ces troupes furent sur pied de guerre permanent pendant près d’un siècle: pacification de l’Inde, guerres afghanes, guerres birmanes, expéditions extérieures (Somalie, Chine, Tibet) sans compter leur intervention remarquée en France; pendant la guerre de 1914-1918.

La société 5e Régiment de Cipayes du Punjab mieux connue sous l’appellation Cipayes anglais peut-être considérée comme le petit-enfant des grognards de Napoléon. En effet, au sein de la Garde Impériale de Jumet, chère à Gabriel Thibaut, survient, en 1978, une dissidence qui est à l’origine du 17e cipayes français. Et, en 1985, un désaccord au sein de cette dernière provoque le départ de plusieurs membres qui s’empressent de fonder les Cipayes anglais.

La première assemblée de la société a lieu le 15 novembre 1985 au café « Le Tivoli », place Francq à Jumet-Heigne. Fascinés par un ouvrage sur l’armée britannique en Afrique et aux Indes, ils décident de représenter un régiment typiquement indien, commandé par des Britanniques. Leur choix se porte sur un régiment de l’armée du Punjab.

Claude Pouillard est nommé président et sergent-major, Raoul Servais, commandant. Ceux-ci sont entourés de Pascal Bierlaire, lieutenant et trésorier, Guy Pouillard, sous-lieutenant porte-drapeau et André Verdonc, caporal et secrétaire.

bapteme-drapeau

Le 5e Régiment des Cipayes du Punjab évoque donc cette armée pittoresque par les uniformes, s’inspirant du « 5th Infantry Punjab Frontier Force » dont les traditions dans l’armée des Indes remontent à sa création en 1849.

Pendant la guerre des Cipayes, il restera fidèle à la Couronne britannique, la rébellion s’étant surtout répandue dans l’armée du Bengale. Il participera, aux côtés des troupes anglaises, à la campagne contre les troupes révoltées. Après la guerre, les forces indigènes seront réorganisées et les forces « pujabis » seront intégrées dans l’armée du Bengale.

Le « 5th Infantry Punjab Frontier » a reçu comme citations: Peiwar Kotal, Charasiah, Kabul 1879 et Afghanistan 1878-1880.

Vareuse rouge sur pantalon bouffant bleu, turban bleu à patte rouge et franges jaunes, les Cipayes anglais étonnent le public depuis ces dernières années. Leur musique se compose, en effet, d’un pipe-band d’une dizaine de cornemuses et tambours et ce, dans la plus pure tradition des régiments indiens qui affectionnent, encore aujourd’hui, ce type de formation.

N’empêche! Ils contribuent à une rentrée haute en couleur et ont bien raison de défiler  fièrement derrière  « L’Union Jack »  portant  pour  seule inscription:   5e Régiment des Cipayes du Punjab -1986.

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